laser

 

 



La destruction définitive et sans complications du follicule au cours de la séance laser est l'objectif recherché. Pour obtenir ce résultat le médecin doit :

Etre intervenu au moment ou le poil est en phase de croissance, ce qui ne concerne qu'environ un tiers des follicules existant. Un cycle durant de 4 à 18 mois en fonction de la localisation, il est clair qu'il faut plusieurs séances pour tous les passer " en revue ". Cependant l'éclaircissement de la zone traitée est observé dés la première séance.

Avoir agit avec une énergie suffisante. Un excellent signe clinique que recherche l'opérateur est l'apparition dans les 5 minutes suivant le traitement d'une rougeur (érythème) et de papules (œdème périfolliculaire) sur la zone traitée. Si celui-ci n'apparaît pas la fluence sera augmentée jusqu'à son obtention.

Ne pas créer de " dommages collatéraux " par un échauffement excessif de la surface cutanée (l'épiderme). Le risque serait alors de voir survenir des brûlures superficielles avec des croûtelles puis des troubles de la pigmentation pouvant mettre plusieurs semaines à se corriger. Sur peaux bronzées ou mates, le risque de brûlures plus importantes est réelle, en cas de doute des tests doivent être réalisés quelques jours avant le traitement.

 

Après un traitement laser, le follicule pileux peut réagir de 3 façons différentes :

Il n'a pas souffert, soit ce n'était pas le bon moment de son cycle, soit le traitement n'était pas assez énergique.

Il a été détruit et ne repoussera pas, mission accomplie.

Il a subi des lésions qui ne suppriment pas sa repousse mais la compromettent. On observe lors de sa repousse une miniaturisation du poil, en quelque sorte un effet " bonzaï ". Cet effet est souvent décrit par les personnes traitées qui constate après les premières séances une diminution de la densité pilaire, mais aussi la transformation des poils qui deviennent plus fins.
Le plus souvent cet effet touche les poils les plus longs qui sont enracinés le plus profondément (jusqu'à 5 mm de la surface cutanée). Le point positif est que s'ils repoussent plus fins, le bulbe se rapproche de la surface et ils deviennent plus vulnérables aux séances suivantes.


 

Même si le schéma habituellement proposé de 6 séances espacées sur la durée d'un cycle pilaire de 18 mois, convient dans une grande majorité de cas, le médecin peut avoir à gérer des cas ou les résultats sont plus difficiles à obtenir.

Ces résistances sont surtout rencontrées chez l'homme ou les poils sont plus profondément enracinés.

Sur des zones de très grande densité pilaire comme la barbe, certains praticiens pensent qu'il est préférable de pratiquer des séances initiales beaucoup plus rapprochées (toutes les 2 semaines, puis espacement adapté au résultat).

Dans la pratique, d'avoir à faire un nombre de séances plus important que prévu sur une zone résistante n'est pas un problème médical, les séances sont peu contraignantes et le traitement pratiqué " dans les règles de l'art " n'est pas dangereux, son aspect le plus douloureux est souvent la sanction financière car le coût de fonctionnement des lasers reste élevé.
La consultation initiale et le devis réalisé doivent préciser à l'avance le coût des éventuelles séances supplémentaires.

 

Pour être utile, il faut qu'il y ait un nombre suffisant de poils en train de repousser, il ne faut donc pas hésiter à repousser une séance si la précédente à été particulièrement efficace.

Il ne faut sans doute pas non plus laisser plus de 4 mois entre les premières séances, car on risquerait de manquer la période d'efficacité sur certains poils n'ayant pas commencé leur phase de croissance (anagène) à la séance précédente, mais l'ayant terminer à la suivante.

 

Les poils les plus longs (chez l'homme en particulier) qui sont profondément enracinés.

Les poils qui sont les plus fins et contiennent peu de mélanine, le duvet par exemple.

Les sujets jeunes où la pousse est très " active ".

Les modifications hormonales ou encore la prise de traitement hormonaux favorisant la repousse.

Il faut alors prévoir des séances supplémentaires.

La consultation initiale et le devis réalisé doivent avoir précisé l'éventualité et le coût de telles séances.

 

La pratique de l'épilation laser a vraiment commencé en 1996.
L'avenir dira s'il s'agit d'une technique pouvant procurer une épilation réellement définitive ou simplement de très longue durée, et apportera des réponses aux nombreuses questions que se posent les praticiens.


l'allongement important des durées de pulse et l'utilisation de longueurs d'onde élevées n'augment-ils pas les risques de dommage des cibles extra-pilaires ?

en augmentant la fluence, on augmente l'efficacité, mais où se situe le meilleur rapport bénéfice/risque ?

la stimulation répétée par la chaleur est-elle parfaitement anodine sur les structures cutanées ?

quels sont les longueurs d'onde les plus efficaces, faut-il plusieurs appareils pour pouvoir traiter les différents types de pilosité ?

quels sont les meilleurs intervalles à laisser entre les séances ?

etc.

 

En dépit de toutes ces interrogations, il semble que l'épilation laser puisse apporter satisfaction aux patients et aux praticiens si elle est pratiquée dans les meilleures conditions de sécurité, après une information complète sur son intérêt et ses limites, et proposée …….à des prix raisonnables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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